biographies Mat Jacob et Gilles Coulon

Mat Jacob et Gilles Coulon sont photographes, membres du collectif Tendance Floue. Fondé en 1991, Tendance Floue, aujourd’hui composé de quatorze photographes, est né d’une volonté farouche de conserver une certaine forme d’indépendance, garante de la liberté de chacun.
Presse, éditions, expositions, projections, communication d’entreprises et institutionnelle : le collectif ouvre toutes les portes, aborde tous les supports de la photographie contemporaine. Depuis 20 ans, une alchimie d’idées et d’énergies leur a permis de créer un langage photographique singulier, de questionner les modes de représentation et de renouveler le terrain de la narration.

Mat Jacob

Mat Jacob
Fondateur du collectif, Mat Jacob s’engage au début des années 90 dans la photographie documentaire. Pendant 5 ans, il parcourt la planète, en parallèle du photographe Olivier Culmann, pour poser un regard croisé sur l’école à travers le monde. Au Mexique, dans la région du Chiapas, il dit l’élan d’un peuple résistant autant qu’il cherche l’identité indienne et paysanne. Depuis 2007, il mène une route photographique dans le Finistère, en France, territoire familier et familial, prétexte à un jeu de va-et-vient entre ses rencontres actuelles et sa mémoire. A cette démarche fait écho un travail permanent de direction artistique qui l’amène à créer un nouveau langage photographique au sein du collectif.

Gilles Coulon

Gilles Coulon
Pour Gilles Coulon, la rencontre avec le Mali donne naissance à plusieurs histoires photographiques : « Avoir 20 ans à Bamako » embrasse l’énergie de la jeunesse malienne, « Delta » en 2000 plonge dans les méandres du fleuve Niger, et « Un président en campagne » en 2002 suit la tournée électorale d’Alpha Oumar Konaré. Puis, il s’éloigne de la forme documentaire et se met en quête d’une poétique nouvelle, avec « White Night », série de déambulations nocturnes à la recherche d’une lumière universelle et suggestive du néon, et un autre sujet intitulé « Grins », cercles de conversations quotidiennes au Mali. « Hiver(s) », enfin, met en question l’absence de regard sur les sans domicile fixe à travers une série de paysages enneigés.

www.tendancefloue.net